Le territoire d'Irumu sous le choc des terroristes

Le territoire d’Irumu sous le choc des terroristes; Sans peur de l’état de siège, les ADF viennent de tuer pour la deuxième fois 21civils de cette entité

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Vingt et une personnes ont été tuées, en fin de semaine dernière,  par des ADF à Mutuwey dans la chefferie de Walese Vonkutu( Ituri). Selon des activistes locaux des droits humains qui rapportent l’information ce mercredi 23 aout,  il s’agirait d’otages enlevés à Eringeti au Nord-Kivu à la limite avec le centre de négoce de Luna en Ituri. Ils ont été emmenés en brousse par leurs ravisseurs avant d’être exécutés à Mutuhey.
Les mêmes sources indiquent que dix-sept corps des victimes ont été enterrés mardi sur place à Mutuhey et trois autres rapatriés à Eringeti dans leurs familles respectives pour inhumation.

Ces tueries surviennent dans un contexte de débats autour de la levée ou le maintien de l’état de siège en vigueur depuis plus de deux ans en Ituri et au Nord-Kivu. Cette mesure d’exception a été instaurée pour que les Forces  armées de la République démocratique du Congo (FARDC) éradiquent les groupes armés locaux et étrangers dans ces deux provinces. Mais les résultats escomptés n’ont pas suivi. Les violences se sont par contre aggravées alors que la région est surmilitarisée. 
L’Organisation de défense des droits humains CRDH demande aux responsables de l’opération militaire « USUJA » contre les ADF d’orienter leur offensive sur l’axe Komanda-Luna où ces rebelles se sont déjà réorganisés pour commettre des  exactions contre la population locale. 

La rébellion continue d’étendre d’influence vers le nord et l’ouest, en direction de l’Ituri, et vers le sud, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), tout en renforçant leurs liens régionaux avec Daech et d’autres groupes terroristes, selon le même rapport.
Depuis le lancement des opérations conjointes Shujaa à Beni, la rébellion s’est retranchée à Mambasa et Irumu (Ituri), où ses combattants continuent à commettre des meurtres, enlèvements, incendies des maisons, pillages et enrôlement d’enfants soldats.

Entre temps, des voix s’élèvent pour exiger l’intensification des opérations militaires dans les zones reculées des territoires de Beni et d’Irumu, où des assaillants se reconstituent afin de commettre des exactions contre les civils. 

Josué Mutanava à Goma

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