procès contre des officiers militaires

début du procès contre des officiers militaires accusés d’avoir perpétré le massacre de plus de 50 civils à Goma

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Le procès en flagrance contre deux colonels des Forces Armées de la République démocratique du Congo s’est ouvert ce mardi 05 septembre 2023 à la cour militaire du Nord-Kivu garnison de Goma.

Le ministère public affirme qu’au total 56 civils ont été tués et 75 blessés, alors que le dernier bilan du gouvernement faisait état de 43 morts.
Aux côtés de ces deux officiers supérieurs, 4 autres soldats de rang sont à la barre. Ils sont poursuivis pour “crime contre l’humanité, destruction méchante des effets militaires et incitation aux militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline. La Cour Militaire du Nord-Kivu, siégeant en matière répressive, a introduit l’audience publique concernant les faits déplorables survenus le 30 août dernier.
Six personnes, dont des officiers haut gradés de l’armée, de l’unité de la Garee Républicaine comparaissent pour des charges lourdes, telles que le crime contre l’humanité par meurtre, la destruction méchante, et l’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline. Les accusés, Colonel Kalamba Mikombe Mike, Lieutenant-colonel Des Bawili Mbolitini Donatien et quatre soldats de deuxième classe, Kabamba Kauila Idriss, Mwati Musembua, Mbaya Mbaya Fabrice et Amita Bangala Daniel, tous en détention, comparaissent.
Parallèlement, le Gouverneur Militaire du Nord-Kivu, Constant Ndima, est rappelé à Kinshasa pour “consultation”, selon le communiqué de la Commission interministérielle du 4 septembre. Cette même commission mentionne la suspension et le rappel de deux officiers supérieurs de la Police Nationale Congolaise, Bongo Wifema José et Luna Kimanga Martin, dont le rôle précis dans la tragédie reste à éclaircir.

Pendant ce temps le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant général Constant Ndima, est rappelé à Kinshasa pour consultation sur la répression sanglante du 30 août dernier à Goma. Cette décision a été prise, lundi 4 septembre, par la Commission interministérielle chargée de suivre cette situation.

La troisième audience des présumés adeptes Wazalendo s’est déroulée ce lundi 4 septembre au tribunal militaire de garnison de Goma (Nord-Kivu).
Dans cette affaire, le tribunal militaire a poursuivi avec la phase préliminaire d’identification des prévenus ; parmi eux des mineurs et des femmes.
Cette étape pourrait encore prendre 48 heures ; au regard d’un grand nombre des prévenus encore à identifier avant le début de l’instruction proprement dite de cette affaire, affirment les sources proches de cette affaire.
Josué Mutanava à Goma

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