Le journaliste Stanys Bujakera passe sa première nuit à la prison Makala

Le journaliste Stanys Bujakera passe sa première nuit à la prison Makala

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Le journaliste Stanis Budjakera est transféré, ce jeudi 14 septembre, à la prison centrale de Makala, après plus de 48 heures de détention au cachot du Parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe.
Selon des sources dignes de foi, ce directeur-adjoint d’Actualité.cd et correspondant de Jeune Afrique poursuit sa détention préventive en prison, en dépit de divers appels pour sa libération.
Plusieurs associations des médias, des ONGDH, des diplomates et organisations internationales dont le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme ont plaidé pour la libération de Stanis Bujakera.

24 heures après son interpellation, le journaliste a été soumis à un interrogatoire de plusieurs heures par les membres de la commission d’enquête sur l’assassinat de Chérubin Okende Senga, député national et ancien ministre des transports, tué le 13 juillet 2023.
La justice campe sur sa position, lui reprochant d’avoir divulgué des faux bruits sur l’enquête en cours sur le meurtre de l’ancien ministre des Transports, Chérubin Okende.
Un jour avant son transfèrement à Makala, le Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo (RAJEC) a appelé les autorités du pays à s’impliquer pour la libération du journaliste Stanis Bujakera.
Dans une déclaration faite devant les journalistes, le porte-parole de cette organisation citoyenne, Edmond Izuba a qualifié ce que subit Stanis Bujakera d’harcèlement judiciaire.

Dans une correspondance adressée, le 14 septembre 2023, à la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, avec ampliation au Président de la République et au Premier Ministre, OLPA proteste contre l’incarcération de Stanys Bujakera, journaliste au média en ligne Actualite.cd et correspondant des médias français et britannique Jeune Afrique et Reuters. OLPA lui demande d’instruire les services habilités à libérer immédiatement le journaliste dont la privation de liberté ternit l’image du pays. 
Il a ainsi rappelé l’un des principes fondateurs de la profession journaliste celui de ne pas bruler sa source.

Rappelons ici que Stanis Bujakera Tshiamala est accusé de « propagation de faux bruits » et de « diffusion de fausses informations ». Il est mis en cause par les enquêteurs sur les sources d’un article publié le 31 août sur le site de Jeune Afrique, et qui n’est pas signé du journaliste mais de la rédaction. Il y est cité un rapport attribué à l’Agence nationale de renseignement (ANR) qui met en cause les renseignements militaires dans le meurtre de l’opposant.

Josué Mutanava à Goma

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