Rareté du carburant : Le prix du transport en commun en hausse

Actualite Mode de vie

La ville de Goma fait face à une hausse sensible du prix de carburant depuis le matin du vendredi 20 octobre 2023. Une hausse qui affecte directement la vie socio-économique du chef-lieu de la province du Nord-Kivu dans la partie Est de la RD Congo.
Le litre qui se vendait à 3000 Francs Congolais sur le marché noir il y a quelques matin se négocie actuellement entre 5000 et 5500 Francs Congolais selon qu’il s’agit d’un vendeur à l’autre. Une augmentation inquiétante de l’ordre de plus de cinquante (50%) pour-cent du prix habituel. 
Ce qui vient d’avoir comme conséquence, la hausse du prix de la course des motos-taxi qui est passé ipso facto de 1000 à 1500 FC. Une variation de prix qui crée des mésententes entre les motocyclistes et leurs clients qui ont jusqu’à présent du mal à s’adapter cette augmentation brusque du prix face la crise financière que traverse la ville. 
Par ailleurs, dans le moyen de transport en commun le plus emprunté par la basse classe essentiellement constituée des gagnés petits de la ville, les conducteurs de taxis bus menacent de leur côté de revoir à la hausse le prix de la course. 
Selon le nouveau tarif annoncé samedi 21 octobre 2023 matin dont la mise en application est projetée pour lundi prochain, une course qui est actuellement à 500 FC risque d’atteindre un pic de 700, voire 800 Fc jusqu’à ce que le gouvernement Congolais se penchera sur la question de régler le problème actuelle avec les pétroliers de la province du Nord-Kivu. 
En plus de la hausse de prix, ce produit qui fait tourner l’appareil économique de la ville de Goma est devenue rare sur le marché. Toutes les stations services observent un mouvement de grève dont la durée reste méconnue. Les seules petites quantités qui circulent proviennent du marché noir avec un risque élevé de rupture des stocks avant que la situation ne soit décantée. 

Le 30 septembre dernier, le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Vital Kamerhe, avait réuni à Lubumbashi les intervenants du secteur. Parmi les résolutions prises lors de cette réunion, il avait été convenu de publier une nouvelle grille tarifaire pour les produits pétroliers. Cependant, cette décision n’a jamais été mise en œuvre, ce qui suscite des regrets de la part de Providence Muhiga, président de l’APENOKI.

De son côté, la société civile de la ville de Goma, inquiète des retombées de cette hausse du prix de carburant appelle le premier ministre à travers le ministère sectoriel en charges des hydrocarbures à réguler les coûts de vente à la pompe et faciliter l’approvisionnement du carburant en RDC et principalement à Goma. Elle souhaite également que le coût du litre soit indiqué par les divisons provinciales en charges des finances ainsi que la FEC. 

Une manifestation a été dispersé à coups de gaz lacrymogènes des manifestations sporadiques de taximens moto au rond-point dit entrée président la matinée de ce lundi 23 octobre.

Les motards qui essaient de barrer la circulation demandent la réouverture des stations d’essence et la baisse du prix de carburant à la pompe.

Ceci fait le troisième jour de suite depuis la fermeture des stations d’essence dans la ville de Goma, les opérateurs économiques dans ce secteur fustigeant la surtaxation.

Josué Mutanava à Goma

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *