Nord-Kivu : Bombardement à Goma le bilan s’alourdit , 35 Morts et 37 blessés

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Le bilan de la frappe d’artillerie qui avait atteint, vendredi dernier, le camp de déplacés de Mugunga, à l’ouest de la ville de Goma dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), est passé de 9 à 35 morts, ont indiqué les autorités, six jours plus tard.

C’était après une réunion ténue avec le Général-major Peter Chirimwami, Gouverneur-militaire du Nord-Kivu ce même jour.
S’indignant des exactions qui ne cessent d’être commises par les éléments de la coalition M23-RDF-AFC à l’Est de la RDC, le ministre des Affaires Sociales appelle à des solutions immédiates pour soulager les populations civiles victimes des attaques rebelles.

« Les éléments M23-RDF ont tué une fois de plus. Ils ont alourdit le mort. Nous sommes venus en délégation dépêchée par le gouvernement de la RDC, à la demande du président. Après une réunion, le Gouverneur nous a communiqué le bilan à ce jour. Ce bilan qui a évolué est de 35 morts et 37 blessés.

Nous avons décidé d’organiser les obsèques, toutes les dispositions sont prises pour que l’inhumation soit digne » a-t-il souligné.
De son côté le ministre des Droits humains, Albert Fabrice Puela a appelé la communauté internationale son rôle dans la situation humanitaire et sécuritaire qui sévit actuellement au Nord-Kivu, qui est celui de de condamner le Rwanda pour ses crimes récurrents depuis plus de deux ans à l’Est de la RDC.

Face à ce désastre, le ministre Fabrice Puela des droits Humains, a saisi sa prise de parole pour dénoncer le silence assourdissant de la communauté internationale face à la violation, par le Rwanda sous couvert du M23 du droit international humanitaire.
S’appuyant sur les règles régissant la communauté internationale, notamment la convention de Genève de 1949 et son protocole additionnel de 1977, le ministre des Droits humains a rappelé la protection des sites inattaquables meme pendant la guerre.

« On ne peut attaquer une ambulance,on ne peut attaquer des civils et même un hôpital. La guerre c’est contre des forces combattantes et non contre les citoyens.

Nous profitons pour interpeller la communauté internationale et lui dire que nous en avons marre de cette ambivalence. Ce qui l’intéresse c’est quand il y a des hommes politiques arrêtés, quand bien même il y aurait des infractions, lorsqu’il y a des moratoires levés. Mais lorsque un État s’en donne à des violations systématiques et systémiques des droits internationaux et humanitaires, la communauté internationale est aux abonnés absents. C’est anormal, le sang congolais vaut le sang des Ukrainiens » a-t-il martelé.

Pendant ce temps que les rebelles du M23-RDF intensifient leurs menaces contre les populations civiles dans les Territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo situés au Nord-Kivu.

Josué Mutanava à Goma

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